Contact

Responsable local : V. Delos
Désirs d'Avenir Bourg-la-Reine

Secrétaire de section : D. Peschanski
PS Bourg-la-Reine

Parti Socialiste Bourg-la-Reine

Citation

«Les Français ne veulent pas de cette société du précariat et de l’insécurité sociale. Ils en ont assez de devoir s’endetter pour boucler leurs fins de mois. Ils refusent que l’Etat, garant du pacte social, manque à ses devoirs de protection. Ils s’inquiètent des incertitudes qui pèsent sur l’avenir de leurs enfants. Quand le lien social se délite, c’est la Nation qui se fragilise.»
Ségolène Royal, Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006

Publicité

UMP

Samedi 2 décembre 2006
Nicolas Sarkozy est désormas candidat officiel à l'élection présidentielle de 2007


Ca commence mal pour Nicolas Sarkozy ! Tout d'abord les sondages ne sont pas bons... Ségolène Royal, selon le baromètre mensuel TNS Sofres/Figaro Magazine, voit sa cote s'envoler de 6 points en novembre. 61% des sondés souhaitent lui voir « jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir ». Nicolas Sarkozy perd deux points, passant de 50% à 48%. Quand à Jean-Marie Le Pen, il gagne un point et est crédité à 18%. S'il ne s'agit que d'estimations elles traduisent bien le climat actuel et les difficultés rencontrées par Nicolas Sarkozy, l'annonce de sa candidature n'a pas eu l'effet d'entrainement souhaité dans l'opinion. Dans le trio qui l'oppose à Ségolène Royal et Jean-Marie Le Pen il occupe la position centrale. Ce qui l'oblige à mener le combat sur deux fronts à la fois et face à deux adversaires de nature et d'idéologies totalement opposées. Qui plus est, il est le seul des trois à devoir défendre un bilan : la députée des Deux-Sèvres a toujours été tenue à l'écart du premier cercle de l'Etat et le chef du Front National, grand habitué des postures scandaleuses, n'a jamais réussi à s'allier avec qui que ce soit. De plus il n'y a à ce jour aucun analyste politique ou de sondage qui semblent indiquer que Nicolas Sarkozy ait réussi à entamer le capital électoral du Front National et ce malgré une pratique régulière de déclarations choc qui rappellent le style du chef de l'Extrême Droite. C'est en janvier que Ségolène Royal lui a donné rendez-vous pour faire le point sur son bilan. Il y a fort à parier que le Ministre de l'Intérieur en sorte amoindri, on assiste à une hausse record des agressions violentes contre les personnes (+20 % depuis 2002, alors que deux victimes sur trois ne portent pas plainte). Pourtant en 2002 le budget du ministère de l'Intérieur a cru de 5,8% et 13500 nouveaux fonctionnaires ont été embauchés. Et une évidence s'impose : l'insécurité était la priorité des Français en 2002, elle l'est à nouveau en 2007, le problème est toujours là… Enfermé dans son rôle d'homme dur et autoritaire, le patron de l'UMP ne semble pas en avoir tiré tous les bénéfices. Dans ce contexte il est difficile d'incarner la fonction présidentielle aux yeux des Français et de voir en lui « l'homme au-dessus des partis » ou « la rencontre entre un homme et le peuple » que la tradition de la Vème République exige. Ainsi est apparu le nouveau concept de « rupture tranquille » qui permet au président de l'UMP d'adoucir son image. Une rupture étant par définition un changement brusque, les Français seront-ils dupes ? Ce serait étonnant quand on sait que jusqu'à présent Nicolas Sarkozy a construit l'image d'un homme jusqu'au boutiste et qui assume ce qu'il est. Et comme si cela ne suffisait pas les écueils se sont accumulés… Son voyage aux Etats-Unis et sa poignée de main avec George W. Bush ont ressuscité ses prises de position sur le refus d'entrer en guerre contre l'Irak en 2003. L'invitation de Doc' Gynéco à l'université d'été de l'UMP a été fort mal perçue dans le milieu policier. Fin novembre le syndicat des gardiens de la paix et des gradés Alliance, proche du Ministre de l'Intérieur, a perdu sa première place au profit de l'Unsa, favorable à Ségolène Royal et au retour de la police de proximité. Une commission sénatoriale a d'ailleurs rendu un rapport favorable au retour de la dite police, supprimée par Nicolas Sarkozy. Quand à ses voyages au Mali et en Guadeloupe, les manifestations qu'ils ont déclenchées constituent une nuisance pour qui veut prétendre diriger le pays.

 

Quoiqu'il en soit Nicolas Sarkozy a conservé des atouts en main, l'UMP lui semble acquise et son omniprésence médiatique lui permet de faire la démonstration de son énergie. Mais pourra-t-il continuer à occuper le devant de la scène s'il quitte le gouvernement ? Ségolène Royal a su résister aux tirs venus de l'ensemble de la classe politique, y compris de son propre camp, qu'en sera-t-il du patron de l'UMP ? Comment fera-t-il pour « aller chercher un par un » les électeurs du Front National avec son concept de rupture tranquille ? Et enfin, pour reprendre une expression de Luc Ferry en personne, saura-t-il avancer malgré ses « adversaires chiraquiens qui le détestent » ?

Rédigé par sego2007blr
Par Désirs d'Avenir Bourg la Reine
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Vendredi 22 décembre 2006
Dans son dernier ouvrage, Pascal Sevran a défrayé la chronique en tenant des propos particulièrement durs sur la situation de la famine au Niger «Les coupables sont facilement identifiables, ils signent leurs crimes en copulant à tout va. La mort est au bout de leur bite. Ils peuvent continuer puisque ça les amuse. Personne n'osera jamais leur reprocher cela, qui est aussi un crime contre l'humanité : faire des enfants, le seul crime impuni». Amené à s'expliquer sur le sens exact de ses mots il n'a pas hésité à surenchérir «Si des gens bien au chaud dans leurs certitudes ne supportent pas d'entendre ça, eh bien que les choses soient claires : je les emmerde ! Oui, il faudrait stériliser la moitié de la planète».

Des hommes de droite comme de gauche se sont dressés contre la dangerosité de telles paroles : on n'est pas loin de thèses pronant eugénisme et racisme. Le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, a qualifié ces propos de
«scandaleux, inadmissibles et racistes». François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, a fustigé les amis peu recommandables de Nicolas Sarkozy et un communiqué de presse a été publié. Depuis Pascal Sevran a présenté ses excuses mais une plainte a été déposée par des associations françaises anti-racistes. Par ailleurs le gouvernement nigérien affirme avoir décidé de saisir les tribunaux français pour que justice et réparations soient faites.


Johnny Hallyday a déclaré vouloir quitter la France pour des raisons fiscales. Il a essuyé un tir nourri de critiques de la part de l'ensemble de la classe politique. Pour François Hollande «Quand on a une conception de la République, de son pays, on reste payer ses impôts dans son pays». «Ce n'est pas justifié par la situation fiscale de notre pays», a déclaré M. de Villepin. Jacques Chirac a dit regretter la décision du chanteur et pour François Bayrou «Ce n'est pas un très bon exemple civique». Seul Nicolas Sarkozy, qui avait reçu le soutien appuyé du chanteur cet été, a décrété «ne pas vouloir faire de commentaires sur une situation personnelle».

Ségolène Royal a posé le problème en ces termes :
«Il y a plein de gens qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts, la vie est chère, il y a des gens obligés d'emprunter pour finir les fins de mois... Peut-être que Johnny Hallyday va réfléchir et revenir en France et y payer ses impôts, c'est la solidarité nationale. Quand on a beaucoup beaucoup d'argent, comme les grands artistes, on doit montrer l'exemple et payer ses impôts en France, dans le pays qui vous accueille et qui a fait votre succès». «Je crois beaucoup à la politique par l'exemple, je crois qu'il faut payer nos impôts, c'est un acte citoyen», a-t-elle poursuivi. «Il y a tellement de pauvres en France, on a besoin de solidarité».

Après avoir essayé la Belgique, c'est la Suisse qui retient désormais l'attention de Johnny Hallyday. Jacques Chirac en personne lui a remis la médaille de Chevalier de la légion d'honneur en 1997. Il s'agit de la plus haute distinction honorifique française, la devise de l'ordre est Honneur et Patrie.

Lire l'article du journal Le Monde Hallyday, sur l'air de l'ingratitude, par Bruno Kern qui démontre que la star a perçu des sommes faramineuses de la part des collectivités territoriales : 7 millions d'euros pour la mise à disposition de 21 stades pour sa tournée de 2003 !

Bruno Beausir, alias Doc' Gynéco, est un chanteur à succès de musique française. Comme Pascal Sevran il a, par le passé, affiché ouvertement des opinions politiques de gauche avant de soudainement changer d'avis. En 2006 il rejoint l'UMP et se range derrière Nicolas Sarkozy qu'il décrit comme un
«petit maître à penser». Un ralliement qui a fait grand bruit. Notamment dans le milieu policier où certains considèrent qu'un ministre de l'Intérieur n'a pas à s'afficher avec quelqu'un qui a revendiqué ouvertement la prise de substances prohibées, pas vraiment un exemple pour la jeunesse de France... Pas un exemple non plus pour les contribuables de ce pays : début décembre 2006 Bruno Beausir a été condamné à pas moins de 700.000 euros d'amende pour  redressement fiscal !!!

Rédigé par sego2007blr

Par Désirs d'Avenir Bourg la Reine
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 25 mai 2007
Laurent Solly, Chef de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur et directeur adjoint de sa campagne présidentielle.

Les liens entre certains grands patrons et l'Elysée étaient au coeur de la polémique née de la "retraite" de Nicolas Sarkozy sur le yacht maltais avant sa prise de fonction.  Le terme "retraite" est d'ailleurs dépassé car au fur et à mesure que l'affaire fuitait, l'entourage du président de la République se mettait à utiliser celui de "vacances". Le yacht appartient à Vincent Bolloré dont l'action en bourse montait immédiatement de 2%. Ce dernier se défendait d'avoir eu recours à des contrats publics, erreur... Pas plus tard qu'en décembre 2006 son groupe remportait un marché de 340000 euros pour ... la mise en place de locaux de sûreté modulaires à l'hôtel de police de Grenoble!
Cette fois-ci c'est "le plus jeune parmi les sarkozystes du premier cercle", comme le qualifiait le Figaro du
28 février 2007, qui fait la une en intégrant la direction générale de TF1. Celui qui a récemment déclaré dans une vidéo
à propos de Nicolas Sarkozy "je ne l'ai pas quitté presque un jour depuis 2004" va donc s'éloigner un peu de lui pour entrer dans le groupe Bouygues.
Le Parti Socialiste n'a pas tardé à réagir par l'intermédiaure de
Faouzi Lamdaoui, secrétaire national à l'égalité, "On est vraiment là dans la méthode Berlusconi et cette collusion des grands médias et du pouvoir politique est complètement indécente". Pour Benoît Hamon, porte-parole du PS, "ce que beaucoup craignaient, la collusion entre certains médias et le pouvoir politique, se révèle une réalité". Quant au syndicat national des médias (SNM-CFDT) il parle d' "une nouvelle ère étouffante" pour l'information. Les craintes semblent jusitifiées, récemment dans une lettre ouverte à Arnaud Lagardère, propriétaire du Journal du dimanche, les  journalistes de la rédaction ont dénoncé, mardi 15 mai, "une censure inacceptable" après la non-publication d'un article sur Cécilia Sarkozy.

"Vous êtes intervenu samedi auprès de la direction de la rédaction pour que cet article ne soit pas publié", écrivent-ils. "Nous estimons qu'il s'agit là d'une censure inacceptable, contraire à la liberté de la presse. L'ensemble des journalistes du JDD s'indigne de cette pratique d'un autre âge, d'ailleurs largement dénoncée par l'ensemble de notre profession, en France comme à l'étranger", poursuivent-ils. "Vos relations privilégiées avec Nicolas Sarkozy ne sauraient nous contraindre à renoncer une nouvelle fois aux exigences de notre métier. La rédaction du JDD, indépendante, revendique le droit de refuser toute subordination qui voudrait la priver de son devoir d'informer".

Rédigé par sego2007blr

A explorer

La vidéo de Laurent Solly

Annonce N°357, publiée le 15/01/2007 dans le BOAMP  003 C, dépt. 38
A de l'annonce N°78, publiée le 22/02/2006
Nom et adresse officiels de l'organisme acheteur : ministère intérieur et aménagement.
Correspondant : préfet délégué pour la sécurité et la défense, 20, rue de l'Espérance, B.P. 3331, 69405 Lyon Cedex 03, tél. : 04-37-91-30-00, télécopieur : 04-37-91-30-06.
Référence de la publication au B.O.A.M.P. :
Parution n° 37 A, annonce n° 78 du 22 février 2006.
Objet du marché : mise en place de locaux de sûreté modulaires à l'hôtel de police de Grenoble (38).
Type de marché de travaux : exécution.
Type de procédure : appel d'offres ouvert.
Nom du titulaire/organisme : BOLLORE S.A., parc d'activité du Ragon, 14, avenue Louis-Pasteur, 44119 Treillieres.
Montant (H.T.) : 342 329,00 EUR (H.T.)
Date d'attribution du marché : 11 décembre 2006.
Autres informations : avis rectificatif du 21/03/2006 bulletin 56 A n°71
Date d'envoi du présent avis à la publication : 19 décembre 2006.
Par Désirs d'Avenir Bourg la Reine
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 14 octobre 2007
On se souvient d'un Nicolas Sarkozy empreint de violence, cassant l'image traditionnelle du ministre à l'évocation du mot "racaille" en banlieue. Fuir l'impuissance du politique, marquer l'opinion publique, se poser en défenseur, quitte à employer de vieilles méthodes populistes et à stigmatiser toute une partie de la population. La provocation est-elle une solution? Ou bien un problème supplémentaire? Les limitations de la posture sarkozienne apparaissent à mesure que l'on quitte le champ de la communication et que l'on rentre dans celui de la politique.
Récemment les Français ont été confrontés à une nouvelle posture, celle de l'ouverture. Originale méthode qui consiste à faire mener par des gens de gauche une politique très à droite. Qui peut y voir ici un gage d'efficacité? Le choix du mot "ouverture" est problématique car il peut induire en erreur bon nombre de nos concitoyens, le programme appliqué par le gouvernement n'a rien d'une ouverture mais reflète au contraire une vision de droite dure. Là encore le même schéma s'applique car l'ouverture relève plus d'une opération de communication qu'elle n'a de contenu politique. L'affaire Fadela Amara (*) en montre les limites et toute la dimension hypocrite. L'hypocrisie de la Secrétaire d'état qui feint d'ignorer que la majorité puisse instrumentaliser l'immigration à des fins électoralistes. Nicolas Sarkozy n'a-t-il pas été le premier à casser la tradition gaulliste tenant l'extrême droite à l'écart? Et que dire de la création du ministère de Brice Hortefeux (**) en charge de l'immigration? Hypocrisie aussi dans l'attitude de l'actuel président qui cultive la posture d'homme au-dessus des querelles, alors qu'il a entre ses mains
tous les pouvoirs et qu'il actionne les leviers qui les provoquent.
Les postures sarkoziennes sont toujours le fruit d'une opportunité à saisir dans un contexte donné. Incohérentes dans le temps -comment être provocant en banlieue pour finir par se poser en père de la nation?- elle révèle une pratique à court terme de la politique fondée sur la performance dans les sondages. Les problèmes actuels liés à la croissance, la dette et le pouvoir d'achat sont là pour rappeler les vrais défis de la société française.



(*) Le 9 octobre 2007, elle provoque une polémique parmi les parlementaires de l'UMP en se déclarant contre l'utilisation de test ADN pour identifier les enfants d'immigrés dans la cadre d'un regroupement familial en France en employant le terme "dégueulasse" pour ce qu'elle juge être une "instrumentalisation de l'immigration".

(**) à ce sujet lire Identité nationale et immigration


Par Désirs d'Avenir Bourg-la-Reine
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus