C'est d'abord en présidente de Poitou-Charentes que Ségolène Royal se pose, elle rappelle que dans sa région « aucune décision d'investir des fonds publics n'est prise sans que l'on se soit interrogé sur l'impact environnemental ». Au niveau de la lutte contre l'effet de serre, la diminution de la part des énergies fossiles doit aller de pair avec un investissement massif sur les énergies renouvelables avec une idée phare : « anticiper plutôt que subir les mutations » ce qui implique investir dans la recherche, créer de nouveaux emplois, de nouvelles filières d'éco-industries, ... La France, souligne-t-elle, dispose d'un grand potentiel R&D qui est aujourd'hui très peu utilisé au regard des enjeux. La lutte contre la pollution doit aussi concerner le secteur agricole, à terme c'est toute la filière qui doit être tournée vers l'agriculture biologique alors que dans l'état actuel des choses l' « agriculture est subventionnée sur des critères de productivité » ! Ce qui a pour conséquence de « subventionner avec nos impôts la dégradation de l 'environnement ». En Poitou-Charentes, Ségolène Royal a interdit la culture des OGM à l'air libre « au nom du principe de précaution et parce que la dissémination des OGM a un impact qui n'est pas totalement maîtrisé ». Elle prône l'extension de cette mesure à l'ensemble du territoire, sans pour autant interdire la recherche scientifique sur le sujet. Enfin l'entretien se termine sur la notion de « croissance éthique, croissance économe », alors que certains refusent l'idée même de croissance, elle insiste sur le fait qu'il faut la rendre compatible avec l'environnement car derrière la croissance « il y a les créations d'emploi».
Article publié en début de mois dans le quotidien « Le Monde ». Alors que jusqu’à présent le thème de la sécurité occupait la plus grande partie des débats, on voit de plus en plus de questions liées à l’environnement jouer un rôle significatif. On peut donc s’attendre à ce que cette thématique soit déterminante pour l’élection présidentielle. Voilà une bonne occasion pour faire le bilan du passage de Ségolène Royal au Ministère de l’Environnement en 1992-1993.
« Les vraies causes de la canicule » commence par un constat : aujourd’hui il est établi que la surconsommation d'énergies fossiles, parmi lesquels on trouve pétrole, charbon et gaz, est la première cause des dérèglements climatiques. On peut dès lors s’étonner que le gouvernement ait alloué des quotas d'émission de CO2 aux différents secteurs industriels pour la période 2008-2012 en augmentation par rapport au premier plan couvrant la période 2005-2007 !!! Selon Ségolène Royal « de nombreux experts, diverses organisations citoyennes et même des industriels avaient pourtant démontré qu'une réduction de 13 % de ces autorisations d'émission était tout à fait possible. Les industriels eux-mêmes avaient souligné que le premier plan était trop laxiste ! » De plus les crédits d'investissement pour les transports collectifs sont en baisse significative… Pour la région Ile-de-France la réduction est de 17%. Lorsque le gouvernement décide enfin de s’attaquer au problème, il traite les conséquences et non les causes. Le "plan canicule" se contente de réquisitionner les étudiants en médecine pour apporter des soins de plus en plus nécessaires mais ne va pas plus loin. Ainsi on constate que le développement des biocarburants est extrêmement lent, aucune fiscalité écologique n’est prévue alors que « des milliers d'emplois pourraient être créés dans les filières éco-industrielles et donner des débouchés à l'agriculture. »
Ségolène Royal pense que la solution passe par « la promotion de l'habitat bioclimatique et des bâtiments de haute qualité environnementale (HQE), un soutien déterminant aux économies d'énergie et à la promotion des énergies renouvelables qui peuvent offrir le confort auquel chacun aspire en évitant d'aggraver les perturbations du climat de la planète » seule façon de lutter contre le cercle vicieux : surconsommation d'énergie, changement climatique, canicule, recours excessif à la climatisation et... augmentation de la surconsommation d'électricité !!!
Résumé de l’action de Ségolène Royal, Ministre de l’Environnement du gouvernement de Pierre Bérégovoy
1. Création d’une Direction de l’Eau et application de la loi sur l’eau, en particulier par la mise en place du « schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux » qui considère l’eau comme partie intégrante du patrimoine de la nation et bien d’intérêt général (préservation des écosystèmes, protection contre toute pollution et restauration de la qualité des eaux, développement et protection de la ressource en eau potable, valorisation de l'eau comme ressource économique et répartition de cette ressource)
2. Traitement et recyclage des déchets (loi de juillet 1992), par la collecte des déchets tout en promouvant les technologies innovantes
3. Respect du cadre de vie : loi de décembre 1992 contre le bruit, labellisation de cent paysages et de leurs produits (opération "Sauvons nos paysages, sauvons leurs produits").
Ségolène Royal a aussi mené une action pour la préservation de l’environnement en tant que Présidente de la Région Poitou-Charentes, consulter sur ce site l’article du mercredi 19 Juillet 2006 « Ségolène Royal et l'environnement ».
Le guide "Penser global, agir local" résume l'action de 50 collectivités locales engagées dans la défense de l'environnement
Désirs d'avenir Bourg la Reine a réuni fin octobre une vingtaine de participants pour débattre sur l'environnement.