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Responsable local : V. Delos
Désirs d'Avenir Bourg-la-Reine

Secrétaire de section : D. Peschanski
PS Bourg-la-Reine

Parti Socialiste Bourg-la-Reine

Citation

«Les Français ne veulent pas de cette société du précariat et de l’insécurité sociale. Ils en ont assez de devoir s’endetter pour boucler leurs fins de mois. Ils refusent que l’Etat, garant du pacte social, manque à ses devoirs de protection. Ils s’inquiètent des incertitudes qui pèsent sur l’avenir de leurs enfants. Quand le lien social se délite, c’est la Nation qui se fragilise.»
Ségolène Royal, Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006

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Jeudi 7 juin 2007
Philipp Wenzel von Sinzendorf en costume de la toison d'or (Vienne, Kunstmuseum). Portrait de Hyacinthe Rigaud (1659-1743).

La conquête du pouvoir par
Nicolas Sarkozy s'est construite sur une mécanique bien particulière dont certains éléments tranchent fortement avec les élections présidentielles précédentes: appel du pied à l'extrême droite, volonté de désigner des coupables, affichage permanent de l'ambition personnelle -ce qui pour de nombreux Français est un authentique geste anti social. Le style sarkozien est trop décalé de la figure présidentielle classique pour qu'il soit en accord avec les fondements de la Vème République, d'homme au-dessus des partis, rencontrant le peuple. De plus il  représentait déjà une source d'angoisse importante pour certaines catégories de la population alors qu'il n'était que ministre de l'Intérieur… La démocratie repose sur un mécanisme d'entraînement implicite, celui qui au soir du deuxième tour a la grosse majorité se fait reconnaître comme vainqueur par ceux qui appartiennent à la petite majorité. Or ce mécanisme ne fonctionne que si l'élu est suffisamment consensuel. Nicolas Sarkozy a su construire un chemin menant droit au pouvoir, il lui faut maintenant gouverner. Sa rupture est donc celle de la déconnexion entre ces deux aspects. Comment dans ce contexte peut-il réaliser son plan? On en trouve trace dans son dernier livre Témoignage (i), "le pouvoir exécutif est entre les mains du président de la République puisque le suffrage universel direct lui en donne la légitimité". Pouvait-il donc directement réduire le Premier ministre à un rôle de super directeur de cabinet? Et devenir un Président qui gouverne? Trop risqué car cela apparaîtrait pour de nombreux Français comme la confirmation de leurs craintes. Nicolas Sarkozy est donc dans l'obligation de se créer une image d'homme consensuel et de lisser certains des aspects les plus tranchants de sa personnalité. Cette tactique porte un nom: l' "ouverture". La constitution de la Vème République nous enseigne que le président de la République est le Chef des armées et les Affaires étrangères sont son domaine réservé. Ces deux ministères seront donc pourvus par des personnes extérieures à l'UMP. Le recrutement n'est pas difficile. Les élus UDF ont trop besoin des voix de l'UMP pour conserver leur siège, l'opposition ne paye pas. Le PS compte parmi ses rangs des gens qui estiment n'avoir jamais eu la reconnaissance correspondant à l'idée qu'ils se faisaient d'eux-même. Avec un président surpuissant leur marge de manoeuvre sera des plus réduites.
Curieuse élection que cette présidentielle 2007, après avoir vu défiler un nombre très élevé de candidats prônant un changement de République (Royal, Bayrou, Le Pen, ...), nous voilà retombés dans les pires travers de la Vème. Avec sa soit-disant "ouverture" Nicolas Sarkozy a réussi à faire croire qu'il partageait le pouvoir alors qu'il exploite à fond la constitution pour son plus grand bénéfice personnel. Les ministres sont déjà soumis à une très forte pression, contrôlés à chaque sortie (ii).
Comme indiqué dans l'article du site PS de Bourg-la-Reine Le gouvernement Sarkozy et la diversité (iii), "sous couvert de volontarisme et d'efficacité, le nouveau président se trouve devant un double risque: d'une part, il déséquilibre totalement les pouvoirs en France -le parlement va devenir une chambre d'enregistrement-, d'autre part, ne pouvant suivre tous les dossiers, il va perdre beaucoup en efficacité en les bloquant faute de décision."


A explorer

i)
Témoignage, XO Editons, 2006

ii) PS-BLR, Le gouvernement Sarkozy et la diversité

iii) Article du quotidien Le Monde, 01 Juin 2007, Dessaisis, contredits ou réduits au silence, les ministres tâtonnent

iv)
Article du quotidien Le Monde, 05 juin 2007, L'hyper-président


Par Désirs d'Avenir Bourg la Reine - Publié dans : Société
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Mercredi 6 juin 2007
Patrick Devedjian, Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine et candidat à la députation dans la XIIIème circonscription, s'exprime ici lors d'une réunion publique le lundi 4 juin 2007 à Antony.

«Il faut finir le travail et donner à Nicolas une majorité écrasante à l’Assemblée pour briser les résistances des syndicats, de la presse et des autres donneurs de leçons!»

Source LePoint
 
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Mercredi 6 juin 2007
Mercredi 30 mai, Robert Badinter est venu soutenir Michèle Canet la candidate socialiste aux Législatives. 320 personnes ont assisté à cette réunion, montée par la section socialiste de notre ville. Plus de détails


L'intervention de Michèle Canet


A peine avons nous achevé la campagne de l’élection présidentielle que nous voilà à quelques jours du premier tour de l’élection législative. Reconnaissons le, le résultat du 6 mai a été une déception, pour nous-mêmes sans doute mais surtout pour les millions de Français qui attendaient les réformes pour une France plus juste, plus fraternelle, plus forte que Ségolène proposait. Le temps d’analyser les raisons de ce résultat viendra ; aujourd’hui, nous devons être tous mobilisés pour que les 10 et 17 juin il y ait le plus de députés de gauche possible à l’Assemblée Nationale, et bien sûr le plus de députés socialistes.

Quel sera le résultat de ces élections ? Je ne le sais. Mais quand on va à la bataille électorale, ce doit toujours être parce que l’on croit en ses idées et que l’on veut convaincre le plus grand nombre de leur pertinence. Dans 200 circonscriptions Ségolène est arrivée en tête, d’autres peuvent être acquises et conservées… et la majorité est à 289 ! Mais, bien sûr, nous le savons le mode de scrutin ne nous est pas favorable et tout cela n’est pas mathématique ! Evitons la langue de bois, nous savons que cela sera très dur, mais ce que j’ai voulu vous montrer c’est que, comme le rappelait hier soir Laurent Fabius au Zénith, ne nous laissons pas gagner par le défaitisme ; c’est ce défaitisme qui est aujourd’hui l’arme la plus efficace de l’UMP.

L’élection présidentielle est importante dans nos institutions, mais notre système reste parlementaire : c’est de la majorité de l’Assemblée Nationale que découle la majorité gouvernementale. Eh bien, Sarkozy veut l’ouverture à gauche, allons jusqu’au bout de la logique, envoyons-lui un gouvernement de gauche !!!

En fait, notre seul objectif doit être qu’il y ait le maximum de députés de gauche, et donc de députés socialistes pour qu’en tout état de cause, si nous ne l’emportions pas, notre opposition puisse être la plus forte possible pour enrayer les mauvais coups que la droite prépare.

Quand on voit le style, et au-delà ce qu’il révèle, du nouveau chef de l’Etat, nous devons en effet être inquiet.

D’abord à cause de son projet politique inspiré du néo-conservatisme de Georges Bush. Il nous faut dénoncer l’imposture qui consiste à dire que l’on va baisser les impôts et conserver des services publics de qualité, l’imposture qui consiste à vouloir supprimer la carte scolaire pour défendre la mixité sociale alors que l’on va aggraver la ghettoïsation, l’imposture du « travailler plus pour gagner plus » alors qu’il y a plus de 2 millions de chômeurs pour qui la question, ce n’est pas d’avoir des heures supplémentaires mais du travail, alors que l’on sait que ce n’est pas l’employé qui fixe son horaire mais le patron. Sur ce sujet, il y a même pire : les heures supplémentaires défiscalisées et sans charges vont aggraver la situation de l’emploi : pourquoi embaucherait-on quand on peut faire faire le travail à un moindre coût ?

Il nous faut aussi dénoncer la méthode.

Celle de l’ouverture qui n’est autre que du débauchage, et là encore il y a de l’imposture : le problème n’est pas que Bernard Kouchner soit aux Affaires Etrangères, après tout c’est un secteur où il peut y avoir du « consensus », le problème ce sont les différences d’approche entre le Président et son Ministre sur de nombreux sujets, comme l’entrée de la Turquie dans l’Europe, le problème c’est que Bernard Kouchner fut, en partie, favorable à l’intervention militaire en Irak. En fait, la méthode de l’ouverture, nous la connaissons bien au Conseil Général : Nicolas Sarkozy a fait le 1er avril 2004 le même discours que lors de son élection à l’Elysée : la main tendue à la gauche. Cela a duré 8 jours, et après les vieux démons ont repris le dessus.

La méthode, c’est aussi cette « vraie/fausse » concertation annoncée puis démentie qui donne sur de nombreux sujets l’impression d’un joyeux cafouillage : sur le service minimum (qui d’ailleurs, dans les transports, existe déjà en grande partie), sur la déduction fiscale pour l’acquisition d’un logement (dont les critères changent tous les jours sans que les médias s’en émeuvent beaucoup, alors qu’ils étaient si « intransigeants » sur les propositions de Ségolène Royal), sur cette fameuse « Franchise » qui n’est rien d’autre qu’une taxe qui ne dit pas son nom. Cette taxe va dégrader l’état sanitaire de notre pays en interdisant aux plus modestes, mais aussi aux classes moyennes, l’accès à certains soins sans pour autant résoudre en quoique que ce soit le déficit de la sécurité sociale dont on découvre aujourd’hui qu’il « dérape » (en a t-on parlé pendant la campagne présidentielle ?) ,comme on apprendra dans quelques mois que les chiffres du chômage ne sont pas ceux annoncés il y a quelques semaines !

La méthode rejoint le fond quand le Président de la République révise tout seul la constitution en instaurant un « régime présidentiel », changeant par-là l’esprit même des institutions mais oubliant que, dans ce cas, comme aux USA, il faut absolument des contre pouvoirs. La méthode rejoint le font quand il y a collusion entre les pouvoirs financiers et le pouvoir politique, entre le pouvoir médiatique et le pouvoir politique. Pour la seconde fois en 15 jours des journalistes dénoncent les pressions du pouvoir politique, hier au JDD, aujourd’hui à Paris Match.

C’est pour lutter contre toutes ces dérives qui sont des menaces pour la démocratie, pour lutter contre ces mesures qui pénaliseront les plus modestes, ceux qui souffrent, sont exclus mais plus largement la majorité de nos concitoyens que nous avons le devoir de nous battre.

Nous le savons, notre principal adversaire, ce sera le désenchantement, l’abstention de ceux qui se disent : « à quoi bon, cela ne changera rien ». Il nous faut dans les jours qui viennent leur dire de revenir voter car l’avenir dépend de leur participation, notamment les jeunes massivement mobilisés le 6 mai. Sinon la majorité UMP se sentira confortée dans sa volonté d’imposer sa seule loi.

Alors, cela passe aussi par le combat dans notre circonscription.

Rappelez-vous, septembre/octobre 2005. Dans le contexte finalement difficile des partielles où la mobilisation est toujours faible, nous avons (je dis nous car ce n’est ni moi, ni Françoise seules, c’est votre mobilisation) obtenu un beau résultat en progressant de 4 points par rapport à 2002. Ici même, à Bourg-la-Reine, nous étions majoritaires. Résultat de circonstance ? Peut-être, mais rappelez-vous la manipulation de M. Devedjian publiant un résultat de Bourg-la-Reine inexact parce qu’il ne pouvait pas annoncer ce qui était son échec dans cette ville. Ce sont des méthodes qui ne sont plus acceptables.

C’est parce qu’en ce mois de septembre nous avons semé quelque chose que j’ai voulu être à nouveau votre candidate, avec Françoise. Par ce choix, j’avais voulu montrer ma volonté d’ouvrir le Parti Socialiste ; j’ai retrouvé cette volonté dans la campagne de Ségolène Royal. Depuis, 1998, j’ai toujours affirmé cette volonté, que je partage avec Françoise, de « politique autrement », de démocratie participative, de politique citoyenne ; ce sont ces valeurs qui ont porté la candidature de Ségolène Royal. Nous sommes à mille lieues de la volonté de pouvoir, d’ambition personnelle du candidat sortant.

Depuis 1988 qu’il est député, Patrick Devedjian cherche d’abord à assurer sa carrière, sa promotion, mais que fait-il pour sa circonscription ? Pour les habitants de nos 4 villes ? D’ailleurs, il ne s’en était pas caché en 2005 : il ne voulait être député que pour organiser les députés « sarkozystes » à l’Assemblée Nationale. Homme de plateaux de TV, on le voit peu dans notre circonscription, sauf le temps venu des campagnes électorales.

Patrick Devedjian, ce sont les mêmes méthodes, les mêmes comportements que ceux de Nicolas Sarkozy.

Responsable politique national de la droite, il cumule tour à tour ou alternativement selon son intérêt tous les pouvoirs, toutes les fonctions : maire, député, président de la communauté d’agglomération, ministre… Ici, les réginaburgiens savent bien de quoi il s’agit : nous savons maintenant pourquoi il a pris au Maire de Bourg-la-Reine son fauteuil de vice-président du Conseil général : il fallait qu’il soit Conseiller général pour « hériter » le moment venu du poste de Président du Conseil Général que lui réservait Sarkozy. Mais il voulait aussi être à nouveau ministre ! Il ne l’est pas, le Président de la République ayant, selon sa propre expression, privilégié les « compétences à la fidélité ». Dur constat pour celui qui n’a pas laissé de grands souvenirs à l’éphémère ministère des libertés locales, ni au ministère de l’industrie. Déception pourtant vite comblée par la fonction de secrétaire général de l’UMP.

C’est cette conception de la politique que je dénonce depuis des années. Je n’ai, quant à moi, aucun plan de carrière, l’action politique est d’abord un service au service de mes concitoyens. Ainsi, je le dis clairement, élue députée je ne solliciterai pas le renouvellement de mon mandat de Conseillère générale et je me consacrerai uniquement à cette fonction.

Pas plus qu’au plan national, je ne pratiquerai la langue de bois : le combat est difficile, nous le savons tous. Mais je ne suis pas là pour témoigner. En 2002, la gauche au 2d tour faisait 42%, en septembre 2005, 46%, au soir du 6 mai, Ségolène Royal obtient 47.5%. C’est cette courbe que je veux prolonger, alors même qu’à Châtenay-Malabry, pour la première fois depuis 1989, la gauche est nettement majoritaire avec près de 53% et que dans les autres communes les résultats sont partout en nets progrès. Je le dis parce que je le crois : gagner, c’est possible si nous savons mobiliser d’abord toutes celles et ceux qui sont venus voter le 6 mai. Gagner c’est possible si nous savons aller au-delà encore : je m’adresse à tous ceux qui ne veulent plus de cette démocratie bafouée par un Parti unique, par ces méthodes qui musèlent l’opposition, par cette domination des médias. Je m’adresse à tous ceux qui veulent travailler pour l’intérêt général, pour un modèle de protection social fondé sur un principe de « donnant-donnant », où les droits doivent toujours s’accompagner de devoirs, loin de tout assistanat, pour que l’éducation soit au cœur de notre projet, pour que le salarié au chômage retrouve sa dignité, pour que le logement soit enfin un vrai droit. C’est pour le rassemblement de toutes ces bonnes volontés que je suis candidate contre un projet de société qui privilégie l’argent à la personne humaine.

Ce sont ces valeurs, ces projets que nous avons résumés dans ce petit document, que je vous invite à partager et à porter pour qu’enfin, ici, dans la 13e circonscription, un terme soit mis à la domination sans partage de l’UMP.

Alors je vous le demande, si vous vous mobilisez, si nous nous mobilisons, nous pouvons montrer que la gauche est une grande force dans notre circonscription. Hier soir, j’avais la chance d’intervenir au Zénith. J’ai dit qu’il n’y avait pas de fatalité, que le département des Hauts-de-Seine n’avait pas pour unique vocation d’être un département de droite. Et bien ce soir je vous dis : il n’y a pas de fatalité, battons-nous pour que la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine ne soit plus celle de Patrick Devedjian.
Par Désirs d'Avenir Bourg-la-Reine - Publié dans : Bourg-la-Reine
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Mardi 5 juin 2007


FACE À LA DROITE, DES RÉPONSES DE GAUCHE !

Vous avez été 17 millions à voter pour Ségolène Royal lors de l’élection présidentielle pour manifester un réel désir de changement et une volonté de défendre notre modèle social. La victoire n’a pas été au rendez-vous. Et une nouvelle étape s’ouvre avec les élections législatives des 10 & 17 juin prochains. L’enjeu est décisif pour toutes celles et tous ceux qui veulent une France forte et juste.

Nicolas Sarkozy affiche des intentions inquiétantes. Le discours de la compassion remplace la solidarité concrète, la reconnaissance du mérite est au seul bénéfice des plus favorisés et le style personnel du nouveau pouvoir révèlent une complaisance avouée vis-à-vis de l’argent. Les choix économiques et fiscaux du nouveau gouvernement aggraveront inévitablement les inégalités; quant aux suspicions à l’égard de certaines populations et de certains quartiers, elles accroîtront inéluctablement les divisions du pays.

Les socialistes ont entendu votre message dans la campagne présidentielle. Vous nous demandez de défendre des valeurs, celles de la République, et d’apporter des réponses concrètes à vos préoccupations: l'emploi, le pouvoir d’achat, le travail, le respect des droits et des devoirs, la sécurité.

Nous vous proposons un programme de législature construit autour de quatre principes: la vérité, car nous prenons des engagements réalisables dans les cinq années qui viennent; la protection de nos concitoyens face aux conséquences prévisibles de la mise en œuvre du projet de Nicolas Sarkozy; le dialogue, car chacun doit être entendu, et les réformes ont besoin d’être débattues pour être réussies –c’est nécessaire au Parlement, c’est indispensable avec les élus locaux, c’est impérieux avec les partenaires sociaux; enfin, le renouvellement des pratiques politiques, des institutions et de l’action politique. Notre volonté, dans ce contexte si essentiel pour notre avenir, est de faire des socialistes une force pour agir et protéger et, enfin, de tout faire pour donner ses chances à une majorité de progrès.

Les 10 & 17 juin, la participation doit être la plus forte possible pour  permettre l’élection du plus grand nombre possible de députés de gauche. La droite, avec la Présidence de la République aujourd’hui, et le Sénat depuis longtemps, concentre l’essentiel du pouvoir, elle dispose d’une influence déterminante sur les médias. Elle a des intérêts communs avec les milieux d’affaires. Il faut donc un équilibre, un contrepoids, une force pour vous défendre. Dès lors, les élections législatives revêtent une importance pour garantir la cohésion du pays et le pluralisme de notre démocratie.

Nous vous proposons quatre grands objectifs :

I – TRAVAILLER MIEUX ET TRAVAILLER TOUS

La droite a un slogan « travailler plus pour gagner plus ». C’est une supercherie qui conduit à moins d’emplois et plus de précarité pour le plus grand nombre. Elle présente un programme fiscal (suppression des impôts sur les gros patrimoines) qui favorise la rente et non l’effort. Alors qu’elle a été incapable de relancer la croissance depuis 5 ans, elle risque de l’étouffer davantage demain en augmentant la TVA.
 
Nous socialistes, voulons au contraire créer les conditions d’une croissance soutenue en plaçant la valeur du travail et du plein emploi au cœur de nos politiques économiques et sociales. Le modèle de développement que nous défendons repose sur quatre piliers: l’innovation; la sécurité des carrières professionnelles; le pouvoir d’achat; le respect de l’environnement. Parce que la France n’est pas seule dans la compétition internationale, nous inscrivons notre action tant au niveau national qu’au niveau européen.

Nos principales propositions :

1)-En matière de croissance et d’emploi

i) Effort d’investissement, notamment dans le domaine industriel, avec un plan de soutien aux PME innovantes. Augmentation progressive sur cinq ans des moyens dévolus à la recherche; progression de 10% par an et pendant cinq ans du budget de l’enseignement supérieur.

ii) Défense du Contrat à durée indéterminée comme élément central du contrat de travail et refus de l’extension du Contrat nouvelle embauche et du CPE sous l’appellation de Contrat unique.

iii) Création « d’emplois tremplins », à l’instar de ce qui se fait déjà dans les régions, et mise en place de nouvelles sécurités professionnelles assurant une garantie de revenu et une démarche de formation tout au long de la vie.

2)-En matière de pouvoir d’achat

i) Augmentation du pouvoir d’achat, du SMIC à 1500 euros le plus vite possible, des bas salaires et des petites retraites, allocation d’autonomie pour les étudiants sous conditions de ressources, réforme et simplification de la fiscalité au bénéfice du travail et de la consommation, suppression du bouclier fiscal qui favorise les plus riches.

3)-En matière du respect du dialogue social

i) Promotion de la démocratie sociale pour renforcer le rôle et la place des partenaires sociaux, avec une réforme de la représentation syndicale fondée sur le vote des salariés et le respect des accords majoritaires. Et refus des projets annoncés par la droite qui remettent en cause le droit de grève dans le secteur public et le secteur privé.

II – PROTÉGER LE PRÉSENT ET PRÉPARER L’AVENIR

La droite avance des solutions qui mettent en cause la protection sociale, affaiblissent les services publics et réduisent les moyens de l’école de la République. Elles contribueraient à aggraver la situation de millions de Français.

Nous, socialistes, voulons préserver la cohésion nationale et pensons que lutter pour une égalité réelle est le meilleur moyen de préparer l’avenir.

Nos principales propositions :
   
1)-Pour le présent

i) Nous voulons l’égalité devant la santé : priorité à l’hôpital public, aujourd’hui menacé ; limitation des dépassements d’honoraires ; refus de toute forme de nouveaux déremboursements qu’envisage la droite à travers les « franchises » ; priorité à la prévention et à la santé publique ; enfin, l’aide à l’installation de jeunes médecins en zone rurale ou dans les quartiers sera renforcée.

ii) Nous voulons l’accès à un logement de qualité. C’est pourquoi nous proposons, de construire 120 000 logements sociaux par an, d’engager un plan pour l’accès à la propriété, et de lancer un effort accru de construction de logements intermédiaires, afin de créer une fluidité profitable à tous. Parallèlement, sera créé un service public de la caution et mis en place un bouclier logement pour les familles modestes garantissant un budget logement toujours inférieur à 25 % des revenus ; nous réaffirmons la nécessité d’une application stricte et rigoureuse de la loi SRU, face au scandale des 3,5 millions de mal logés. Nous mettrons en œuvre une nouvelle politique de solidarité urbaine avec notamment un Fonds de national pour l’égalité entre les territoires.

iii) Nous voulons un droit effectif à la sécurité et à la tranquillité. Face à la progression, depuis 5 ans, des violences aux personnes, nous proposons la création d’une vraie police de quartier et de mener une politique fondée sur la prévention et la sanction. Les deux démarches sont indissociables. La prévention est indispensable pour éviter le tout carcéral, mais tout acte de délinquance doit trouver une sanction clairement affichée et assumée.

iv) Nous voulons favoriser l’égalité réelle afin de lutter contre toutes les discriminations. Nous proposerons trois lois, la première pour lutter contre les violences faites aux femmes, la seconde pour ouvrir aux couples de même sexe le mariage et l’adoption, la troisième pour que chaque loi votée prenne en compte le handicap.

v) Nous voulons une politique d’immigration maîtrisée et partagée. Nous voulons une politique d’immigration juste et efficace qui lutte contre les filières clandestines et qui favorise une réelle intégration des immigrés en situation régulière et qui soit liée aux politiques de développement des pays d’émigration. Nous reconnaîtrons le droit de vote pour les scrutins locaux aux résidents étrangers, habitant depuis cinq ans dans notre pays.

2)- Pour l’avenir

i) Nous voulons une éducation pour tous et une attention portée à la réussite de chacun : mise en place d’un service public de la petite enfance ; études dirigées ou encadrées pour tous les élèves ; diminution du nombre d’élèves par classe en ZEP ; révision de la carte scolaire pour supprimer les « ghettos » scolaires, soutien à l’intégration des handicapés ; renforcement de l’enseignement professionnel pour qu’il devienne une véritable voie d’excellence ; revalorisation du métier d’enseignant ; amélioration de la relation avec les familles dans l’école.

ii) Nous voulons pour chacun, une retraite décente et sûre. Cela suppose une renégociation globale de la Loi Fillon, avec pour enjeux principaux un minimum garanti des retraites, la prise en compte de la pénibilité des métiers et donc la réduction des disparités d’espérance de vie selon les catégories socio-professionnelles, un financement juste, assis également sur  de nouvelles ressources (revenus financiers), le renforcement du taux d’activité des salariés âgés de plus de 50 ans.Le défi du vieillissement de la population doit être relevé : il faut s’appuyer sur l’allocation personnalisée d’autonomie créée par la gauche afin de faire triompher une logique de solidarités entre les territoires et les générations ; la mise en place d’une cinquième branche de sécurité sociale doit permettre d’éviter le recours désastreux aux assurances privées, préconisé par la droite.

iii) Nous voulons aussi, face aux dérèglements climatiques, à l’épuisement prévisible des ressources énergétiques, une politique vigoureuse d’économies d’énergie et une diversification de nos sources d’énergies. Nous développerons massivement les énergies renouvelables. À l’encontre de la privatisation engagée d’EDF et de GDF, il faut affirmer la nécessité d’un pôle public de l’énergie qui prenne en compte le long terme. Nous souhaitons le développement de modes de transport alternatif à la route, un basculement progressif d’une part importante du FRET vers le rail. Nous préconisons la discussion d’une nouvelle loi sur l’eau, enjeu majeur de ce siècle. Nous introduirons une véritable fiscalité écologique. Nous entendons soutenir une agriculture de qualité respectueuse de l’environnement et réorienter la Politique agricole commune vers les productions de qualité et le développement rural.

iv) Nous voulons concilier protection sociale et réhabilitation du travail. L’instauration d’un Revenu Social d’Activité permettant la majoration d’1/3 de ses revenus pour toute personne reprenant un emploi rémunéré répond à cet impératif.

v) Nous voulons réduire la dette que la droite a laissé augmenter de manière inconsidérée, particulièrement par ses baisses d’impôt en faveur des catégories sociales les plus favorisées, car la dette est socialement injuste et économiquement irresponsable. Sa résorption passe par une politique de croissance, la restauration de notre compétitivité, une fiscalité juste, une gestion rigoureuse des finances publiques. Et la lutte contre les gaspillages : un euro dépensé doit être un euro utile.

III – RÉORIENTER L’EUROPE POUR PESER DANS LA MONDIALISATION

1)- L’Europe

La droite n’a pas d’ambition européenne. Son projet : un mini-traité au rabais soumis au seul Parlement, pour une Europe réduite aux politiques de marché.

Nous, socialistes, nous voulons redonner une volonté à l’Europe : pour l’emploi, pour la croissance et le développement durable, pour la recherche et l’innovation, pour les grands projets industriels. L’Europe, en effet est un outil irremplaçable face à la mondialisation, un levier décisif pour agir et ne pas subir.

i) Nous avons besoin d’une Europe qui protège, ce qui suppose qu’enfin l’emploi, la croissance, l’investissement, la recherche soient au cœur des objectifs de la Banque Centrale Européenne (BCE) qu’un gouvernement économique émerge dans la zone Euro, que l’Europe défende le respect de normes sociales et environnementales dans le commerce international, et que le rôle des services publics soit reconnu.

ii) Il nous faut aussi une Europe politique et plus démocratique. À cette fin, il faut dépasser l’impasse politique et institutionnelle et favoriser la négociation d’un traité institutionnel plus simple, soumis à référendum, pour que l’Europe se fasse avec les citoyens.

2)- Le monde

La construction de l’Europe prend tout son sens au regard de la mondialisation libérale en cours qu’il faut maîtriser et surtout réorienter en fonction d’objectifs publics, sociaux et environnementaux.

i) La France doit porter une voie forte dans le monde, avec ses partenaires européens, au service de la paix et du développement, sans s’aligner sur d’autres puissances.

ii) Nous proposons une réforme de l’Organisation Mondiale du Commerce, du Fonds Monétaire International, de la Banque Mondiale qui doivent être mises au service du développement avec l’instauration d’une taxe de type Tobin sur les mouvements de capitaux..

iii) Il nous faut conduire également une vraie politique de co-développement avec les pays du Sud en particulier l’Afrique et les pays du Bassin Méditerranéen.

IV – DÉMOCRATISER ET RENOUVELER NOTRE RÉPUBLIQUE

La droite propose le statu quo, autant dire le prolongement d’un système de concentration des pouvoirs, qui date du milieu du siècle dernier. Elle veut disposer de tous les leviers sans contrôle ni contrepoids.

Nous socialistes, nous voulons faire évoluer profondément nos institutions, et nos pratiques, en allant vers une VIè République.

Nos principales propositions

i) Un parlement respecté et renforcé dans sa capacité à légiférer, à contrôler le pouvoir exécutif, à irriguer le débat démocratique ; ce qui implique notamment  la suppression de l’ articles 49/3 qui permet à un gouvernement de passer en force comme pour le Contrat Première Embauche ;

ii) Un mandat unique pour les parlementaires afin qu’ils se consacrent totalement à leur mission;

iii) L’instauration d’une part de scrutin proportionnel, à l’Assemblée Nationale, pour une plus juste représentation des courants politiques minoritaires ;

iv) Une vraie parité homme/femme pour toutes les élections.

v) Une démocratie participative avec notamment le principe de lois d’initiative citoyenne ;

vi) Une charte de la laïcité annexée à la Constitution ;

vii) Une nouvelle étape de la décentralisation, garantissant aux collectivités locales des moyens financiers pour assurer pleinement les charges qui leur sont transférées, pour mettre en œuvre une démocratie territoriale plus juste et plus solidaire en métropole et dans les Outre-Mers.

viii) Une profonde rénovation du système judiciaire qui. passe par une augmentation substantielle de ses moyens, alors que le budget de la justice place notre pays au 23ème rang au sein de l’Union européenne, une plus grande égalité d’accès pour chaque justiciable, une justice digne de ce nom pour les mineurs, la reconnaissance d’une instruction collégiale, suite au rapport de la Commission Outreau, une réforme de la composition et du rôle du Conseil Supérieur de la Magistrature, pour l’indépendance et la responsabilité des magistrats

ix)  La lutte contre la concentration dans les médias et la confusion des intérêts économiques et politiques ; nous favoriserons un audiovisuel public fort, nous réformerons le Conseil Supérieur de l’audiovisuel pour garantir l’indépendance des médias et son pouvoir de régulation.


Les 10 & 17 juin, le choix sera clair. La droite veut amplifier et aggraver la politique menée depuis 2002, en pensant que l’économie ne fonctionne bien que si le social régresse, Nous les socialistes pensons au contraire qu’il faut concilier le progrès économique et les avancées sociales, la croissance et la sécurité, la création de richesses et la réduction des inégalités, l’industrie et l’écologie. La droite, avec son parti l’UMP, veut concentrer tous les pouvoirs dans une même main, rendant ainsi impossible les promesses d’un État impartial et d’une démocratie renouvelée. Les socialistes luttent au contraire pour une démocratie vivante, transparente et équilibrée.

À vous de décider. L’avenir du pays vous appartient. Avec vous, nous sommes prêts à prendre toutes nos responsabilités au service de la France.


Par Désirs d'Avenir Bourg la Reine - Publié dans : Parti Socialiste
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Jeudi 31 mai 2007
Par Désirs d'Avenir Bourg la Reine - Publié dans : Parti Socialiste
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